Que faire des mauvaises nouvelles ?

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Les médias sont toujours riches en contenu négatif. Les nouvelles de guerres, d’accidents, de crimes, de faits divers atroces sont autant de raisons de fuir les médias et leurs nouvelles déconcertantes sur l’être humain, notre société et la planète toute entière. Il y a deux ans, j’en étais arrivée à un raz le bol général. Je me sentais comme une éponge à l’annonce de toute catastrophe, de toute injustice et je trouvais de plus en plus pénible et déprimant d’être exposée à ces informations néfastes.

Fidèlement engagée dans un chemin de mieux-être, celui dans lequel je vous invite régulièrement, j’ai pris la décision d’interrompre mon abonnement au journal local que je lisais régulièrement. Je ne lisais plus non plus les magazines people ou de société dans lesquels on continue de parler de régime miracle ou de vanter les mérites de cosmétiques trop chers et trop chimiques… De temps en temps, j’écoutais la radio mais je l’éteignais rapidement si ce n’était pour écouter un débat enrichissant. Je nageais de plus en plus à contre-courant.

De toutes façons, les mauvaises nouvelles circulent toujours très vite. Le 11 septembre 2001, c’est mon mari qui m’a appelée pour que j’allume la télévision. Je me souviens encore le désarroi et l’horreur ressenties, en unisson avec une grande partie du monde, de voir la mort en direct avec les tours du Word Trade Center qui s’écroulaient sous mes yeux. Souvent, c’est durant nos vacances à l’étranger que des nouveaux drames ont lieu chez nous, comme le conducteur fou qui en 2003 avait fauché trois femmes au coeur de Lausanne ou tout récemment, le meurtre odieux d’une adolescente. Ces simples mots me font frémir d’horreur et l’envie de pleurer toutes les douleurs du monde m’envahit.

iStock_000011519043SmallQue faut-il donc faire des mauvaises nouvelles ? On peut fermer les yeux, les oreilles et la bouche, comme le font les trois singes sages, mais il nous est en réalité impossible de les éviter. Aussi la tendance New Age, qui veut que l’on baigne dans des pensées positives, des affirmations pleines de promesses sur nos compétences, nos espoirs et même ceux de notre entourage, nous encouragerait à fermer les yeux pour éviter cette souffrance. C’est ce que j’ai fait en évitant de lire les nouvelles. Et je demeure convaincue que l’énergie à laquelle on s’expose trop souvent influence notre état d’âme, nos pensées et nos actes. Donc je poursuis ma stratégie d’évitement, mais pas celle d’ignorance.

La fuite en avant ne permet pas au monde d’avancer. Nous faisons tous partie intégrante de ce monde et que c’est dans l’action, plutôt que l’inaction, que l’on peut faire une différence.

Bien sûr, on ne peut agir dans tous les domaines ! A chacun son métier, son talent et son élan propre pour marquer le monde de manière positive avant de le quitter. J’ai choisi le mien. Même si j’ai étudié la science politique dans ma jeunesse, je ne m’y intéresse plus et je crois plus aujourd’hui dans le pouvoir des actes individuels et quotidiens. Pour ma part, je vais accepter les larmes et les frayeurs que m’inspirent les horreurs du monde, et reconnaître dans cette réaction ma propre humanité et l’intensité de l’amour universel qui m’habite. Et je vais continuer de croire, et de me battre, pour un monde meilleur.

J’apporte ma petite contribution dans ma vie personnelle, dans mes choix de vie et dans ma défense perpétuelle de ce qui me paraît juste et fondé, que ce soit dans le respect des autres et de leurs différences, dans l’amour de la nature et des animaux, mais aussi et surtout dans la curiosité et la soif de connaissances. Je suis convaincue que seule la connaissance nous rapproche de la vérité.

imagesAussi mon choix est d’aider les autres à prendre mieux soin d’eux, à mieux habiter leur corps et leur esprit, et à adopter une meilleure hygiène de vie. En tant que « consomm-acteur », vous choisissez ce que vous consommez et avez ainsi plus de pouvoir que vous ne l’imaginez. J’ose espérer qu’ainsi, un pas à la fois, le monde ira mieux. Chaque geste compte! Ne soyons pas victime de l’arbre qui cache la forêt! Alors face aux mauvaises nouvelles, je redouble d’engagement pour mon travail.

Ne doutons jamais de l’idée que chaque élément d’un tout, aussi infime soit-il, contribue à son équilibre. Chacun d’entre vous êtes un élément indissociable de notre humanité.

Et vous, que faites-vous pour vous sentir connecté et oser apporter votre contribution ?

4 commentaires sur “Que faire des mauvaises nouvelles ?

  1. Merci Amy !

    Je suis exactement dans la même démarche ! Se préserver au quotidien en cessant de se laisser envahir par toutes ces nouvelles, sans toutefois tomber dans l’ignorance totale.
    Ainsi je m’aperçois que les nouvelles me parviennent quand même, au cours des discussions de la journée mais de façon filtrées et j’y ajoute mon filtre personnel.
    Aujourd’hui je choisi les infos que j’ai décidé de recevoir et je met un point d’honneur à trouver une bonne nouvelle au moins par jour !

    Belle continuation ensoleillée,
    Carole

  2. Merci Amy ! je suis également totalement dans la même démarche depuis un bout de temps. J’ai même supprimer la TV depuis plus d’une année et en effet, les nouvelles nous parviennent de toutes façons ! Je choisis de regarder les nouvelles sur mon ordi quand je le décide… et cela me va très bien . Je remarque d’ailleurs que de plus en plus de personnes sont dans la même démarche que nous, et c’est cela qui est important et qui fera « pencher la balance » !
    Merci pour votre engagement, pour la clarté de vos articles . C’est également bon de partager nos positions en-dehors de la nourriture et on voit que l’un mène à l’autre ou inversement !! Je vous souhaite un très bel été. Amitiés, Danielle

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