Le café, ami ou ennemi?

Le café est sans doute une des boissons les plus bues dans le monde, et il fait partie des habitudes et rituels de très nombreuses cultures. Il est omniprésent et nombre de personnes comptent sur leur café pour démarrer la journée ou stimuler leur énergie quand elle fait défaut. Mais que faut-il penser vraiment du café ? 

Les spécialistes de la santé naturelle sont de plus en plus nombreux à faire le lien entre consommation de café et fatigue chronique, plus précisément épuisement des glandes surrénales. Le café, par sa caféine, est une substance stimulante, qui met le métabolisme en état d’alerte et stimule la production d’hormones du stress, l’adrénaline. Celle-ci est produite par les glandes surrénales qui, à la longue, s’épuisent, ce qui mène à un état de fatigue chronique.

De plus, le café est acidifiant (il contient plus de 200 acides et de nombreux composants chimiques délétères, et à ce titre peut être considéré comme toxique) ce qui contribue à alourdir la charge acidifiante sur le corps au même titre que les produits animaux, laitiers, céréales et aliments raffinés. Rappelons qu’un terrain acide est propice à la maladie et aux inflammations chroniques, symptômes qui affectent la qualité de vie d’une grande partie de la population occidentale.

Le café est aussi déshydratant, c’est pourquoi la coutume de l’accompagner d’un verre d’eau est justifiée. Mais en réalité la caféine ne fournit pas d’énergie : il s’agit d’une stimulation chimique qui induit une sensation d’alerte, qui mène à l’irritabilité, aux sautes d’humeur et même aux crises de panique, voire la dépression et, cas le plus fréquent, la fatigue chronique. La caféine donne l’illusion d’une meilleure concentration en dilatant les pupilles et augmentant le rythme cardiaque et la pression sanguine. Mais il me paraît plus probable que la caféine est un produit addictif et toxique qui nuit à notre santé et à notre vitalité naturelle.

De nombreuses entreprises ont saisi le filon et on trouve de la caféine aujourd’hui dans une multitude de produits, certains même destinés aux enfants… Inutile dans ces conditions de se demander d’où vient l’épidémie de troubles du sommeil et de déficit d’attention chez les jeunes.

Le corps se bat pour éliminer la caféine ingérée, qui est traitée comme un poison, et dont le foie doit se charger. Certains affirment que la sensation de stimulation est justement due aux efforts soutenus que le corps doit fournir pour cette élimination. La stimulation ressentie est en réalité une dépense de force vitale, pas de l’énergie, qui ne peut venir que du repos.

Enfin, le café peut être perçu comme une aide au transit intestinal, et pourtant il est indigeste, même s’il est consommé noir. Ne parlons pas des cas où il est consommé avec du lait et du sucre… En réalité, le café contribue aux ballonnements, gaz et douleurs abdominales si répandus. La consommation de caféine contribue aussi à la perte de vitamines du groupe B, de calcium et de potassium, et affecte l’assimilation du fer.

De nombreuses études font l’apologie du café et de ses bienfaits. Le principal est d’observer sa propre expérience. Si vous ne pouvez vous passer de votre café pour démarrer, et que vous vous sentez fatigués en permanence, il vaut la peine de se poser la question. Chaque personne a une sensibilité différente ainsi pourra tolérer plus ou moins bien une consommation régulière, ou sporadique, de café. Pour ma part, je n’ai jamais supporté la caféine qui me donne des palpitations immédiatement.

Le sevrage du café n’est pas une mince affaire. Plusieurs personnes qui ont suivi la cure Easy Détox en ont fait l’expérience : dans le but de mettre le métabolisme au repos et d’éviter toute forme de stimulation, il est recommandé de lâcher le café le temps de la cure. Ce sevrage s’accompagne le plus souvent de maux de tête intenses, qui heureusement s’estompent pour disparaître complètement en 2-3 jours. Mais c’est une expérience éprouvante. Elle est due à la dilatation des vaisseaux sanguins et à un flux sanguin pus élevé, une situation somme toute revenue à la normale en l’absence de caféine.

Je recommande à mes clients d’envisager de se passer de café, mais c’est important de se sentir prêt. Si tel est le cas, on peut passer du café au thé noir, vert ou blanc, riches en antioxydants, ou au cacao ou boissons chocolatées, qui sont aussi, mais plus légèrement, stimulantes car elles contiennent aussi un peu de caféine. Les tisanes sont la meilleure alternative, sinon les succédanés de café à base de chicorée (voir cette recette) conviennent bien.

Pour terminer, notons en passant que le cacao (et donc le chocolat) contient aussi de la caféine et une autre substance stimulante, la thébromine, qui multiplie l’effet stimulant de la caféine. Si vous avez des troubles du sommeil, pensez à éliminer café et le chocolat. Il suffit de les remplacer par d’autres plaisirs ! Heureusement que la vie est riche en joies et plaisirs, y compris alimentaires, autres que ceux-ci! Je remplace par exemple le cacao de plus en plus par la poudre de caroube et je suis ravie des résultats tant gustatifs qu’au niveau de mes humeurs.

Et vous, que pensez-vous du café? Quelle est votre expérience?

Source : Coffee, The Great Energy Sapper, by Frédérique Patenaude

6 commentaires sur “Le café, ami ou ennemi?

  1. J’ai presque arrêté le café voilà bientôt deux ans, avant j’en buvais deux mauvais par jour (pauses du bureau) et de temps en temps à la maison le soir ou en sortie. Jamais plus de trois par jour en tous cas. Je n’ai heureusement jamais éprouvé le « besoin » du café matinal. Le matin j’ai peu de temps et le café (ou ce qui peut le remplacer) pour moi est à boire lentement 🙂
    Ayant des problèmes d’assimilation du fer, je devais de toute manière diminuer thé et café. J’ai abandonné en premier le thé vert (jamais supporté le thé noir) qui commençait à me provoquer des maux d’estomac et des sueurs froides très désagréables. Ensuite j’ai décidé de ne plus boire que du bon café, donc exit ceux de la cafétéria qui sont un jus brun épouvantable. Je me concède un café en semaine (capsule), et en moyenne un le weekend, en général le samedi soir vers 18h comme ça je sais que si la soirée finit tard je ne piquerai pas du nez dans l’assiette 🙂
    La différence, avec l’âge aussi j’imagine, c’est qu’auparavant le café ne me faisait aucun effet, je pouvais dormir 5 minutes après, alors que maintenant il me tient réellement éveillée, ce qui est parfois pratique pour affronter un long trajet en voiture.
    Faisant des compétitions de course à pied qui peuvent durer plusieurs heures, il m’arrive de boire un café avant la course pour son effet laxatif quasi immédiat sur mon système digestif quand je suis déjà « sous tension ».
    Au Tessin j’ai la chance de trouver de plus en plus souvent au restaurant le café d’orge, mode en provenance de l’Italie où il est maintenant très répandu. Et à la maison, rien de tel qu’un bon café d’orge avec une tombée de lait de riz!

  2. Depuis 14 mois je ne bois plus du tout de café. J’apprécie toujours son odeur dans les restaurants / cafés mais ne pourrais plus revivre l’amertume laissé en bouche.
    Depuis que je n’en bois plus, j’ai remarqué plusieurs changements de comportement de mon corps:

    – le ph de mon urine est maintenant neutre (il était acide auparavant)
    – je ne me ronge plus les peaux et les ongles des doigts (alors que j’avais tout essayé avant)
    – je n’ai plus de palpitation lorsque je bois du vin blanc (le mélange des 2 était radical)
    – par contre et c’est contradictoire, je souffre de plus d’inflammations musculaires et articulaires qu’avant. Est-ce lié?

    J’ai largement compensé le petit noir avec des infusions qui ont l’avantage d’offrir beaucoup plus de choix dans les saveurs et donc de plus de plaisir 🙂

    • Bravo Sylvain et merci pour ce partage très sincère! Quant aux inflammations qui persistent, ou même sont pires, je ne pense pas que le café ait pu jouer un rôle positif à cet égard. Par contre d’autres facteurs peuvent être en cause, les principaux connus étant la consommation de produits laitiers et surtout le gluten et tous les sucres. Là je pense que cela pourrait être radical de les éliminer, le temps de voir si cela a un impact. Bien sûr les infections génèrent aussi des inflammations, ainsi que les blessures, et il pourrait être intéressant de travailler avec un naturopathe pour en déterminer la cause. Je pense qu’il faut veiller à rétablir l’équilibre acido-basique, le café n’étant qu’une des nombreuses toxines qui nous entourent… Pour cela, vive le cru! Bon courage, Amy

  3. Apres des pbs d hypertension je fais des crises de panique et angoisse
    4 mois k j ai abandonne cafe alors k je buvais 3 tasses par jour
    Sous traitement de seroplex depuis un mois et demi je me sens fatiguee en journee et mme extenuee
    Cela fait 2 jours k je reprends une petite tasse le matin et ma fatigue a un peu diminue
    Et je me concentre mieux
    Je pense k le cafe va m aider a supporter fatigue extenuante du seroplex

    • Bonjour Halima, la consommation de café peut en effet servir de béquille dans des cas de grande fatigue, mais gardez à l’esprit que ce ne sera qu’une béquille et qu’il vaudrait mieux, au long terme, soigner les causes de votre fatigue car le café ne fait qu’estomper les effets sur le cours terme, et à long terme il perturbe le bon fonctionnement de vos glandes surrénales, qui sont déjà épuisées. Je vous conseille de chercher de l’aide auprès d’un naturopathe ou autre professionnel de la santé naturelle.

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